SHAUMBRA HEARTBEAT - Excaver La Joie- Par Jean Tinder - Shaumbra Magazine Mars 2018 - L 'Artiste, Les ateliers, , Poésie, Espace Shaumbra, Guidances textes divers, Science et Conscience,

Quatorze

Quatorze

SHAUMBRA HEARTBEAT - Excaver La Joie- Par Jean Tinder - Shaumbra Magazine Mars 2018

SHAUMBRA HEARTBEAT

 

Excaver La Joie

 

 Jean Tinder -.png

Par Jean Tinder - Manager de contenu

Shaumbra Magazine Mars 2018-03-09

 www.crimsoncircle.com

 

 


La Véritable création. Elle est insaisissable, difficile à définir, et le point entier de
l’existence. En tant qu'humains, nous avons tendance à voir la création comme quelque chose à "Faire", mais à ce stade, je pense que "faire" est une grande distraction. Permettez- moi d’expliquer. (Veuillez toutefois noter svp,  que les tentatives récentes pour assembler de petites réalisations dans une sorte de cohérence linéaire ont donné des résultats moins qu'idéaux ...)


L'autre jour, je me suis sentie agitée, cherchant, comme si j'avais oublié quelque chose de pas tout à fait définissable. Étais-je prête pour le prochain grand projet, la prochaine échéance chaude, la prochaine crise nécessitant mon attention? C'était le week-end, donc rien d’urgent pour le travail. Ma nouvelle cuisine était assez complète pour en profiter avec plaisir, les détails restants se mettront en place par la suite. En l'absence d'appels urgents, pourquoi me suis-je sentie si instable? Il s'avère que je cherchais la chose suivante à accomplir, trier ou venir à bout avant de pouvoir m’arrêter, comme lorsqu’il ne reste plus rien à faire avant de me détendre/relaxer dans mon éveil.

 

 "Vraiment, moi?" Je devais en rire. Cela m'a rappelé l'exhortation constante de l'enfance à se préparer pour la venue de Jésus, parce que cela pouvait se produire à tout moment et nous devions être prêts! J'en étais encore là, une partie inconsciente mais très occupée de moi-même, incapable d'éteindre la constante préparation. Eh bien, c’en est assez de ça!

 

J'ai vécu assez longtemps pour réaliser que "ça" - toutes les tâches inhérentes à l'être humain - ne finiront jamais! Il y aura toujours un autre projet, une autre charge de linge, un autre plat sale, une autre personne qui a besoin d'aide, un autre défi à régler. Il y en aura toujours plus et je n’en finirais jamais! Mais avec une partie de moi qui croyait que tout devait être fait avant de pouvoir me détendre et permettre mon Soi, je devais rester occupée pendant très longtemps. (Pas étonnant que l'épuisement ait été un ami familier!) Il est certain que le temps est venu de faire un nouveau choix.

 

Avec les nouveaux mots préférés d'Adamus frais en mémoire, j’ai crié: "C’est terminé! Ceci est ...! Il n'y a rien à attendre, CECI Est.  L’éclat de passion passé, j’ai passé  mon temps à rire de ma propension à toujours essayer si fort et à m'émerveiller de la tendance de l'humain à différer indéfiniment ce que nous voulons le plus parce que, eh bien ... qui serais-je sans la lutte constante pour "y arriver"? De quoi devrais-je parler sinon de surmonter le dernier défi? Que signifie même être humain s'il n'y a rien à faire, nulle part où aller, rien à chercher? Ce serait un changement fondamental de l'existence humaine, c'est certain.


"Eh bien," pensais-je. "Plus de procrastination (NDI : le fait de remettre quelque chose au lendemain). C'est ainsi, que Je Suis, dans ce moment. Et cela suffit. "


Ah, faites attention à ce que vous choisissez, car les résultats sont rarement ce à quoi vous vous attendez. Après m'être éclaircie sur ce choix, je me suis vraiment détendue, me sentant plus intéressée à être présente ici et maintenant que de trouver la prochaine chose urgente (pour changer).

 

Ce n'était pas que je n'avais rien à faire. Au contraire, mais les tâches avaient perdu une partie de leur importance. Mais je n'étais pas non plus perdue dans un certain sentiment de nirvana. En fait, au cours des quelques jours qui ont suivi, les choses aléatoires ont semblé perdre leur cohérence et mes facultés humaines ont sombré. J'ai commencé à commettre des erreurs vraiment stupides au travail, à bousiller toutes sortes de choses où j'excelle habituellement. Je me sentais étrangement déconnectée de mon corps (un peu inquiétant quand je conduisais), comme si je perdais la trace de l'endroit où se trouvaient mes détails physiques. Pour cette raison, j'ai commencé à me blesser. Beaucoup. J'ai fracassé mon pouce avec un marteau, coupé et entaillé presque chaque doigt, je suis cognée dans des choses qui ont toujours été là, je me suis cogné la tête, je me suis même cassé le pouce avec le même marteau le lendemain et la liste continue. J'avais l'impression que les connexions et les synapses dans mon cerveau se dissolvaient, laissant mon corps (douloureusement) peu coopératif, mal connecté, et se débrouillant seul.

 
Après quelques jours de cela, j'étais prête à mettre en quarantaine mon humanité indisciplinée dans un coin pendant un moment. Au moins, elle serait plus en sécurité! Mais la vie - MA vie - continuait de se passer et ma participation était demandée. Donc, plutôt que de me cacher, j'ai mis quelques-uns de ces projets sans fin en arrière dans la trémie, pour garder mon mental et moi-même quelque peu engagés, ou distraits. Ce n'est pas que je veuille remettre à plus tard le corps de lumière qui entre ou retarder ce qui se passe, mais peut-être que je veux le ralentir un peu et vivre cela ainsi pour raconter l'histoire! Oui, je veux consciemment vivre et créer au sein de ma création, comme le dit Adamus, mais cela signifie vivre le processus!

 


Ah, la création. Maintenant, il y a quelque chose qui nous intéresse tous. Pas seulement bouger les pièces du jeu comme nous l'avons fait, mais apporter quelque chose de complètement nouveau. Adamus dit que la vraie création naît de la joie pure de l'existence. Mais que faire si nous ne sentons pas en nous cette joie? Cela ne signifie pas que nous ne l'avons pas, elle a seulement été recouverte par des éternités de crasse et de fumier et des aspects et des modèles/schémas et des limitations et des croyances et tout ce avec quoi nous avons joué. La joie n'est pas quelque chose que nous devons créer ou apprendre. Elle est notre état naturel.

Noyau.png
Imaginez-vous comme une planète. Au plus profond de vous se trouve une grotte cristalline de création, remplie d'un réservoir infini de joie fondue. C'est votre essence, vivante et prête à éclater à toute occasion. Mais cette joie créatrice a été ensevelie par des couches sédimentaires d'expériences - blessures, amours, aspects, souvenirs - de granit durci et de limon sain. Cette planète de votre existence est jonchée de décombres de civilisations innombrables, et votre «travail» maintenant, en permettant votre réalisation, est de déterrer ce précieux noyau d'existence - votre joie.

 

Chaque fois que vous creusez un peu plus profond et que vous trouvez un autre trésor enfoui, vous vous souvenez, vous sentez, vous intégrez - et vous vous rapprochez de plus en plus de votre noyau. Le défi vient quand vous trouvez un artefact qui vous incite à vous tapir, parce que cela soulève une émotion ou un modèle/schéma oubliés depuis longtemps. Est-ce si douloureux que vous le rejetez dans la fosse, le recouvrant de bonnes intentions et de platitudes, et que vous allez creuser ailleurs? L'activité constante peut aider avec cela, en vous gardant toujours à la recherche de l'endroit suivant à fouiller, en continuant quand cela devient trop salissant. Mais la magie se produit si vous pouvez rester avec cela, ici et maintenant dans ce moment.


Certaines de ces choses ont été enterrées pour une bonne raison - des souvenirs laids, des rappels douloureux, des blessures qui font toujours mal - et ce n'est pas très amusant à excaver. Et pourtant, en dessous se trouve la joie, alors nous continuons à creuser. "Traiter cela" c’est comme réarranger les choses dans le trou, en essayant de le rendre un peu plus propre et plus agréable. Mais, aussi fascinant que cela puisse être, ce n'est pas ce pourquoi vous creusez. Au lieu de cela, sentez profondément en vous ce que vous venez d'exposer, permettez-lui vraiment d’exister dans votre conscience, respirez dedans ... et soudainement la prochaine pelletée de sagesse revient à la maison et vous êtes à un souffle plus proche de la joie.

 Excaver.png

Assez drôle, plus je creuse profond, plus c'est facile, comme si les pelles elles-mêmes ne pouvaient pas attendre pour m'apporter le prochain trésor. Mais avoir toujours "une chose de plus" à faire, c’est être comme un archéologue qui ne cesse de se laisser distraire et de se déplacer vers un autre endroit. Cela me tiendra occupée pendant longtemps, certes,  mais cela ne  me fera pas vraiment aller profondément dans ce que je désire vraiment. Au lieu de toujours chercher la prochaine chose à bricoler, maintenant je me rappelle de m'arrêter, de respirer et d'être juste un instant dans ce moment (même si cela sonne comme un cliché), tel qu'il est. Parce que chaque fois que j'apporte la conscience à mon Soi, cela permet simplement au Maître de venir un peu plus. Il vit dans le Et - occupé à être humain et dans un non-temps avec le Maître. Ce qui me rappelle quelque chose.


Adamus nous a récemment dit: «Cessez de craindre le moi humain.» Ma première réaction a été: «Oh, super, quelque chose d'autre où je me trompais.» (Dang, j'ai encore quelques aspects tendus!) Mais, après avoir laissé mijoter cela pendant un moment, mon Maître a doucement poussé: «Et si tu te révélais dans l'humain? Et si tu le libérais? Et si tu me laissais sentir ce corps que tu continues à ignorer, car comment puis-je me manifester dans quelque chose que tu /Je ne peux pas sentir? Comment en effet…


Alors oui, voici une autre histoire pour surmonter les distractions et les défis, mais je vis un peu plus librement, me relaxant un peu plus, et je ne suis plus aussi inquiète de la date limite ou de la responsabilité suivante. Ils seront toujours là, mais je m'améliore dans le fait de rester occupée ET de me donner des moments de rien. Je suis plus ou moins en train de suivre mon corps et lâche prise dans des moments de pur état d’être (dans une pièce capitonnée avec un casque, des genouillères et des gants).

 

Avec chaque respiration consciente je creuse un peu plus profond, permettant un peu plus de sagesse et sens une autre goutte de joie pure et absolue pour le créateur.


Que vais-je faire avec cette joie? Ah, peut-être une histoire pour un autre jour ...

 

 

 

Interprétation de Feolla   feolla.ca@gmail.com   http://quatorze.blog4ever.com

 

 

 



10/03/2018
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi